La sécurité ne se limite pas qu’à une affaire d’intrusion de nos jours

Francis Boivin
Avril 07, 2016
Écrit par
Nous sommes maintenant rendus bien loin des systèmes d’alarmes à zone câblée unique et dotés d’une petite lumière verte ou rouge pour indiquer l’état du système sur un panneau placé à l’entrée d’une résidence; une époque que je n’ai toutefois connue.

Nous sommes également loin de l’époque où, lorsqu’un appareil faisait défaut, il fallait vérifier les systèmes les uns après les autres et perdre ainsi un temps précieux sans savoir si le problème provenait d’un fil ou d’un de ces appareils.

Depuis plusieurs années maintenant, le développement de ce marché est en plein essor et de nouvelles technologies apparaissent pratiquement aux six mois. À titre de chroniqueur, mon mandat consistera à vous parler un peu des dernières technologies et du fonctionnement des différents types de systèmes actuellement disponibles sur le marché.

De nos jours, la sécurité ne se limite pas qu’à une affaire d’intrusion. À cela se joint la domotique (automatisation résidentielle). Par exemple, lorsqu’on désarme le système d’alarme, le chauffage se met en fonction au degré précédemment programmé ou lorsqu’on arrive dans un rayon de deux kilomètres de la maison. Il en va de même pour l’éclairage à l’intérieur du portique et les lumières extérieures. Résultat : il n’y a pratiquement plus de limites à ce que l’on peut faire lorsqu’on dispose de contrôleurs possédant la technologie Z-Wave ou Zigbee (un protocole radio conçu pour la domotique résidentielle).

De plus, les systèmes sans fil sont maintenant rendus très populaires sur le marché de l’intrusion résidentielle. Ce type de systèmes est requis lorsque tous les murs sont fermés, au moment de l’installation, ou lorsque l’installateur se trouve dans l’impossibilité de câbler les appareils. Dans le cas où le câblage de quelques zones s’avère impossible, un module sans fil peut être ajouté pour obtenir un système hybride câblé et sans fil. Il existe également des systèmes sans fil et domotiques «tout en un» (panneau et clavier) qui sont beaucoup en demande et dont l’installation ne requiert que quelques heures. Cependant, lorsque le technicien a la possibilité de passer tous les fils lors de la construction par exemple, rien ne bat le système câblé à la grandeur! Cela ne nécessite aucune batterie à changer et n’entraîne aucune intermittence ou perte de communication entre les appareils et le panneau de contrôle; du moins cela n’arrive que rarement. 

Il existe aussi l’ajout de contrôle d’accès sur les panneaux d’intrusion (pour contrôler une ou des portes et pour le visionnement d’événements par le biais d’un logiciel). Par exemple, une petite entreprise commerciale, qui voudrait faire l’acquisition d’un système d’alarme,  voudrait contrôler les portes avant et arrière. Il suffit simplement de rajouter un logiciel de gestion des évènements et des usagers, ainsi que des modules d’accès pour chaque porte tout en les jumelant au système d’intrusion. Il s’agit d’une solution intéressante et peu coûteuse.

En ce qui concerne la communication des alarmes aux centrales, la ligne téléphonique a toujours constitué l’option la plus populaire chez les clients depuis des années. Cependant et en raison du lent déclin des lignes téléphoniques résidentielles, il est maintenant possible depuis quelques années de communiquer à l’aide d’un module IP (qui est relié au réseau Internet de la maison). Ce module communique avec les centrales dotées de récepteurs IP qui enregistrent les signaux de défaillances ou d’alarmes. Finalement, il y a les modules de communications GSM (liens cellulaires 3G et 4G). Ceux-ci fonctionnent de la même façon que les cellulaires. Ils sont munis d’une carte SIM et communiquent par la voix des airs avec la centrale. Par compte, il faut vérifier la disponibilité des réseaux cellulaires dans certains endroits, sinon ils ne fonctionneront pas.

Des fabricants ont même fait l’ajout de caméras dissimulées dans des détecteurs de mouvements qui, eux, sont branchés sur le réseau Internet. À l’aide d’une application mobile, il est possible de procéder à distance au visionnement des images de la caméra en temps réel. Lors d’une alarme, l’usager peut même recevoir, par courriel, une petite vidéo ou des photos instantanées (snapshots) afin de voir ce qui se passe à sa résidence. De plus, lors de l’armement ou du désarmement de son système d’alarme, l’usager pourrait vérifier automatiquement qui est entré dans la maison et ce qui se passe, par exemple, dans la cuisine.

Pour conclure, les systèmes d’alarmes intrusion font maintenant bien plus que ce que plusieurs personnes peuvent imaginer. Les techniciens et les compagnies doivent donc se diversifier et s’assurer que leurs techniciens sont formés pour installer toutes les technologies mises sur le marché. L’embauche de techniciens en informatique peut même s’avérer un plus, car la mise en marche ou la programmation de systèmes nécessite parfois de maîtriser les paramètres IP.

Heureusement en 2016, les jeunes s’avèrent tout de même très habiles avec ces technologies et, lorsqu’ils sortiront de l’école, ils posséderont déjà une solide connaissance de ce contenu. De leur côté, les distributeurs de solutions de sécurité offrent des formations sur tous ces produits, afin de permettre aux entreprises d’installation de se maintenir à jour, de servir adéquatement leurs clients et de bien les protéger. Pour les familles qui veulent sécuriser leur chez-soi, il existe donc une multitude de possibilités, car le marché tend à se diriger vers la technologie et l’interactivité offertes par la plupart des fabricants.

Francis Boivin est représentant externe des ventes en sécurité électronique chez APA Québec.

www.apainc.ca

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