Le dénouement du dossier des répondants d’alarme à l’avantage de l’industrie et de la protection du public

Claude Paul-Hus
Janvier 01, 2017
Écrit par Claude Paul-Hus
Claude Paul-Hus
Claude Paul-Hus
À titre de directeur général du Bureau de la sécurité privée (BSP) depuis février dernier, je suis heureux de reprendre les rênes de la chronique «Point de vue». Je commencerai par me présenter brièvement.

Avant d’accepter ce poste au BSP, j’ai passé les 15 dernières années à la Société québécoise d’information juridique (SOQUIJ). Je cumule une vaste expérience en gestion, laquelle m’a amené à découvrir de multiples domaines. Comptable professionnel agréé de formation et nommé Fellow par l’Ordre des CPA, j’enseigne également la gestion financière du secteur public à l’École nationale d’administration publique (ÉNAP). Je connais bien le monde des ordres professionnels et bien que le BSP n’en soit pas un à proprement parler, il en ressort une philosophie très similaire. Pendant mon mandat, j’ai la volonté d’assurer une présence accrue sur le terrain et d’être à l’écoute du milieu. Ce dernier point est prioritaire pour moi. Encourager le dialogue, susciter la réflexion, élaborer ensemble des pistes de solutions, voilà des ingrédients essentiels qui bénéficieront à tous.

Relativement nouveau dans le domaine de la sécurité privée, je constate que cette industrie est en pleine évolution, tout comme le BSP d’ailleurs. Après plus de cinq ans d’existence, il a su s’organiser et trouver son rythme pour assumer à tous les égards son rôle de protection du public. L’expérience acquise au cours des dernières années contribue à une meilleure interprétation de la Loi sur la sécurité privée (LSP) et ses règlements pour refléter la réalité des métiers assujettis.

Un bel exemple est le dossier portant sur les répondants d’alarme. Cet été, ce dernier a très bien avancé, grâce au dialogue ouvert avec le milieu. Il est important de se souvenir que dès lors qu’une entreprise offre une activité de sécurité privée, même si elle ne constitue pas l’unique service offert, un permis est exigé. Les activités exercées par un répondant d’alarme correspondent à la définition de gardiennage prévue à la LSP, soit la «surveillance ou la protection de personnes, de biens ou de lieux principalement à des fins de prévention de la criminalité et de maintien de l’ordre». Donc, les répondants d’alarme ainsi que les entreprises proposant un tel service doivent être titulaires d’un permis de la catégorie gardiennage. Cette application rigoureuse de la LSP contribue à bâtir la confiance du public envers l’industrie de la sécurité privée. De plus, cela concourt à sa professionnalisation, déjà très bien avancée.

En terminant, je souhaite vous lancer un appel : s’il y a des sujets d’intérêt public que vous aimeriez voir traiter dans ces lignes, n’hésitez pas. Je demeure disponible et à l’écoute.

Claude Paul-Hus est directeur général du Bureau de la sécurité privée (www.bureausecuriteprivee.qc.ca).

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