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Des caméras de surveillance dans les auto-patrouilles de la SQ à Val-d’Or


29 octobre 2015
Par Eric Cloutier
Le poste de la Sûreté du Québec de la MRC de la Vallée-de-l’Or (Photo : Google Maps)

Québec a annoncé la tenue imminente d’un projet pilote prévoyant la mise en place de caméras de surveillance dans les auto-patrouilles du postes de la Sûreté du Québec (SQ) à Val-d’Or, en Abitibi.

 

Le gouvernement exige que ces voitures soient munies de caméras de surveillance et que des travailleurs sociaux accompagnent les policiers à compter du mois de décembre. Des effectifs supplémentaires de la SQ seront également déployés à Val-d’Or en lien avec ce dossier.

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Cette mesure s’inscrit parmi une série d’autres décisions prises par le gouvernement du Québec et, plus précisément par le ministère de la Sécurité publique, dans la foulée du reportage controversé diffusé récemment dans le cadre de l’émission Enquête sur les ondes d’ICI Radio-Canada et portant sur les allégations d’agressions sexuelles, de voies de fait et d’abus de confiance à l’égard de femmes autochtones et auxquelles font face certains policiers de Val-d’Or.

Le 23 octobre, la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a confié au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) la tenue d’enquête en cours sur les événements de Val-d’Or, et ce à la suite d’une demande faite par le directeur de la SQ, Martin Prud’homme, qui s’est lui-même rendu en Abitibi-Témiscamingue. Cette enquête a été transférée au SPVM par souci de transparence selon la ministre.

«Lorsque l’on prend connaissance d’un reportage comme celui de l’émission Enquête, on ne peut qu’être troublé et choqué par les faits qui y sont allégués. C’est pourquoi j’ai demandé à la sous-ministre associée à la Direction générale des affaires policières, Mme Marie Gagnon, de se rendre sur place dès aujourd’hui (N.D.L.R. 23 octobre) afin qu’elle puisse constater la situation et me dresser un portrait plus précis », a déclaré la ministre Thériault.

«Le directeur général de la Sûreté du Québec, M. Martin Prud’homme, a quant à lui demandé à son directeur général adjoint de la Grande fonction de la surveillance du territoire, M. Sylvain Caron, de se rendre également sur place, avec le même objectif. La ministre a demandé à être informée très rapidement des constats relevés sur le terrain afin d’obtenir un éclairage supplémentaire qui permettra au gouvernement de prendre les mesures requises pour soutenir et rassurer les citoyens de Val?d’Or», indique le ministère de la sécurité publique (MSP) par voie de communiqué.

«C’est donc le SPVM qui prendra en charge les enquêtes concernant ces allégations et qui aura la responsabilité de soumettre les dossiers au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Il assurera également le traitement de toute autre allégation qui pourrait être formulée à l’égard des policiers de la MRC de la Vallée-de-l’Or», ajoute le MSP.

«Je suis catégorique : si ces allégations criminelles sont fondées, les contrevenants seront traduits en justice », a renchéri la ministre Thériault, en ajoutant que les policiers visés par les allégations ont fait l’objet d’un retrait administratif le jour même de l’annonce du transfert de l’enquête au SPVM.

Le 12 mai 2015, la Sûreté du Québec avait été informée d’allégations criminelles visant certains policiers du poste de la MRC de la Vallée-de-l’Or. Les allégations avaient été dévoilées à des journalistes présents dans la région pour un reportage. Le 13 mai, une enquête policière a été déclenchée par la Direction des normes professionnelles de la Sûreté du Québec à Montréal.

«Conformément aux dispositions de la Loi sur la police, la ministre de la Sécurité publique a été informée de ces allégations. Les règles prévoient que tous les dossiers d’allégations, une fois les enquêtes terminées, sont systématiquement soumis au DPCP pour analyse», conclut le MSP.