Sécurité Québec

Nouvelles Nouvelles de l’industrie
Amélioration de l’analyse vidéo


30 novembre 2017
Par Ellen Cools
Exposé de Stephen Donohoe à la réunion du Conseil régional Golden Horseshoe de la CANASA le 1er novembre

Ceux qui travaillent avec les systèmes d’analyse vidéo et de vidéosurveillance ont probablement déjà entendu un client en train de regarder les séquences d’un incident de sécurité dire : « mettez cela en évidence ». Mais comme vous le dira Stephen Donohoe, ce n’est pas si évident que ça à faire!

Le 1er novembre, M. Donohoe, un analyste judiciaire de l’Unité technique de lutte contre les crimes du Service de police régional d’Halton, a prononcé une allocution intitulée « L’analyse vidéo judiciaire – ancienne technologie vs nouvelle technologie » à la réunion du Conseil régional Golden Horseshoe de la CANASA.

M. Donohoe a d’abord expliqué que les analystes de vidéos judiciaires ont besoin de fichiers propriétaires, ce qui peut être difficile et fastidieux à obtenir si une entreprise, une société de sécurité ou un policier fournit simplement un enregistrement USB. Par le passé, même lorsque les analystes judiciaires obtenaient des fichiers propriétaires, ils n’avaient pas toujours la bonne plateforme pour les lire. Maintenant, a fait valoir M. Donohoe, deux nouveaux produits accélèrent le processus et améliorent la qualité : Omnivore d’Ocean Systems et iNPUT-ACE.

Omnivore est un outil de saisie d’écran qui capte des images et des vidéos sans compresser les images. Bien que cela ait amélioré la qualité de l’analyse vidéo, beaucoup de temps doit encore y être consacré, a fait remarquer M. Donohoe. D’abord, le clip doit être joué en entier, être sauvegardé et être ouvert dans un visionneur. Ensuite, les portions pertinentes doivent être enregistrées, pour être finalement présentées.

« Pour revenir au commentaire « mettez cela en évidence », aucune action ne pouvait y parvenir… jusqu’à l’arrivée d’iNPUT-ACE – qui a permis une percée spectaculaire à ce chapitre », a-t-il dit. iNPUT-ACE est une base de données de Forensic Video Solutions qui peut utiliser des lecteurs, des codex et d’autres fichiers pour traiter des fichiers propriétaires. À l’aide de séquences de cas réels, M. Donohoe a démontré le fonctionnement d’iNPUT-ACE et la différence de qualité obtenue comparativement à celle disponible il y a quelques années.

Dans un cas, l’enregistrement sombre d’une voiture stationnée dans un lieu d’homicide a pu être éclairci en ajustant l’exposition et la trame. « Dans mon bureau, cela ne m’aurait probablement pas pris plus de cinq minutes, commente-t-il. Avant iNPUT-ACE, cela m’aurait vraisemblablement pris deux ou trois heures, dans le meilleur des cas. On parle d’une marge considérable. »

Mais ce n’est pas uniquement la rapidité de l’analyse qui a changé au cours des dernières années. Avant le numérique, les analystes de vidéos judiciaires ne pouvaient fournir qu’une « copie fidèle » de la bande vidéo originale. Maintenant, le processus par lequel la vidéo est analysée peut être inversé. Les analystes judiciaires peuvent fournir un rapport de vérification expliquant leur processus, et la technique d’adressage dispersé leur permet de faire une comparaison entre l’original et la copie.

Après sa présentation, Michael Polo, membre du conseil d’administration du Conseil régional Golden Horseshoe de la CANASA – et modérateur de l’événement – a demandé comment l’auditoire (en grande partie des fournisseurs, intégrateurs et utilisateurs) pouvait aider les analystes judiciaires.

Lorsque M. Donohoe arrive sur une scène, il entre généralement le mot de passe par défaut du système. Mais, de plus en plus souvent, les systèmes n’arrivent pas avec un mot de passe par défaut. « Je suis maintenant en présence de systèmes protégés par un mot de passe qui a préséance sur le mot de passe par défaut, a souligné M. Donohoe. Les mots de passe sont pour moi vraiment importants, en ce sens que quelqu’un doit s’assurer que le système s’avère protégé par un mot de passe. Néanmoins, nous devons pouvoir y avoir accès. » Ainsi, il a demandé aux intégrateurs et aux fournisseurs d’expliquer l’importance de cela à leurs utilisateurs.

M. Donohoe a également demandé aux installateurs de s’assurer que les systèmes soient correctement configurés. Bien que cela puisse sembler évident, il a rencontré un certain nombre de systèmes incorrectement installés, dont un configuré à l’envers et qui n’a jamais enregistré quoi que ce soit.

Les fournisseurs et les installateurs de systèmes de sécurité doivent se rappeler que leurs systèmes de vidéosurveillance peuvent se révéler vitaux dans une enquête. L’analyse vidéo judiciaire, bien que de meilleure qualité aujourd’hui, repose toujours sur des composants simples tels que l’installation appropriée et l’accès au mot de passe.