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Quatre premiers établissements carcéraux québécois pourvus de systèmes biométriques


28 octobre 2015
Par Eric Cloutier
Le centre de détention de Bordeaux, à Montréal, est l'un des quatre premiers établissements carcéraux québécois qui devraient être dotés d'un système d'identification par reconnaissance des empreintes digitales en vertu du projet de loi présenté le 28 octobre à l'Assemblée nationale du Québec. (Photo: Stéphane Batigne, site Web de Wikipédia)

Dans la foulée du projet de loi sur l’implantation de technologies d’identification des individus par leurs empreintes digitales adopté le 28 octobre (voir autre texte), quatre établissements de détention québécois devraient chacun être dotés d’un système biométrique.

 

Il s’agit de ceux de Bordeaux, Québec, Rivière-des-Prairies et Saint-Jérôme. De plus, une implantation de cette technologie serait faite dans les quartiers cellulaires des palais de justice de Montréal, de Québec et de Saint-Jérôme.

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«À la suite de cette première phase, nous prévoyons que le déploiement du système dans l’ensemble du réseau correctionnel s’échelonnerait sur trois ans. Il s’agit d’un outil novateur et efficace qui éviterait, entre autres, des libérations par erreur liées à l’identité», a indiqué la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault.

Québec évalue à 250 000 $ les coûts pour le déploiement de la première phase du projet. Un montant complémentaire et estimé à 300 000 $ serait nécessaire pour installer le système dans les autres établissements de détention et palais de justice du Québec.

«Mentionnons qu’en 2014-2015, près de 44 000 admissions ont été enregistrées dans le réseau correctionnel du Québec. Au total, quelque 306 000 déplacements de la population carcérale sont répertoriés chaque année dans les 19 établissements de détention du Québec et les 56 palais de justice, ce qui comprend les libérations, les permissions de sortir, les comparutions et les transferts», indique le ministère de la Sécurité publique par voie de communiqué.