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Des caméras corporelles pour 30 policiers montréalais dans le cadre d’un projet pilote


26 mai 2016
Par Eric Cloutier
Voici les types de caméras corporelles utilisées par les policiers de Montréal. (Photos : capture d'images provenant d'une autre capture d'images publiés sur le site Web de TVA Nouvelles)
Depuis ce matin (26 mai), 30 policiers sont officiellement équipés de caméras corporelles dans le cadre d’un projet pilote lancé officiellement voilà plus d’une semaine.

Ce projet pilote, mis en place depuis le 18 mai, a pour objectif premier d’assurer la transparence des interventions policières et de consolider le lien de confiance entre les citoyens et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

 
De façon plus précise, dix policiers du module de la circulation de la division sud du SPVM sont équipés d’une caméra placée sur la veste pare-balle de leur uniforme depuis ce matin (26 mai). Ces derniers portent un écusson sur lequel il est écrit «caméra». Ainsi, les citoyens qui font affaire avec eux savent qu’ils peuvent être filmés.
 
Un second groupe de dix policiers qui patrouillent dans le métro de Montréal disposent de caméras corporelles depuis le 18 mai, tandis qu’un troisième groupe de dix autres policiers se sont joints à ceux du deuxième plus tôt cette semaine. Ces 30 policiers ont été choisis parce qu’ils sont appelés à entrer en contact avec différentes catégories de citoyens et cela pour des raisons diverses.
 
Effectuée par le maire de Montréal, Denis Coderre, et le directeur du SPVM, Philippe Pichet, l’annonce du 18 mai ne constitue que la première phase du projet pilote, lequel se poursuivra jusqu’à l’hiver 2017. Au cours du mois de septembre, la seconde phase du projet pilote sera mise en branle, alors que certains policiers de postes de quartiers seront équipés à leur tour de caméras.
 
Au terme de ce projet pilote, le SPVM retirera ces caméras le temps du dépôt d’un rapport et de la tenue d’une consultation publique. Si le projet s’avère concluant, toutes les unités du service de police pourraient être graduellement dotées de caméras à compter du début de l’année 2018.
 
Le projet pilote coûtera 1,7 million $ pour l’année 2016. Les coûts pour 2017 n’ont pas encore été dévoilés.
 
Les vidéos seront conservées pendant une période de trois ans, trois mois et trois jours. Cependant, lorsque des crimes majeurs seront filmés, ces enregistrements seront alors conservés indéfiniment. Afin de respecter la dignité et la vie privée des citoyens, les policiers ne filmeront pas toutes leurs interventions.
 
En vertu d’une entente conclue avec le SPVM, la firme Axon aura le mandat de stocker les données en recourant à la technologie infonuagique, Le SPVM pourra ainsi accéder aux données qui seront conservées à l’externe.

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